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It's so easy to destroy and condemn the ones you do not understand in your life why didn't you ever try ? — Ainsley & Solal

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Féminin Age : 23
Date d'inscription : 28/04/2010
Messages : 12
Pseudo : L.S.
Copyright : Avatar par Lora.
Avatar : Kaya Scodelario.
Groupe : Il était une fois, chercher l'amour.
Age du personnage : 19 ans
Origine : Anglaise.
Statut : Célibataire.
Occupation(s) : Etudiante en lettres.



MessageSujet: It's so easy to destroy and condemn the ones you do not understand in your life why didn't you ever try ? — Ainsley & Solal Jeu 29 Avr - 19:02

ERSTRÖM&KNIGHT



    Midi. L’une des seules heures dans une journée qui pouvait être un minimum agréable. C’était l’occasion de se rassasier et de faire une pause après tous les cours du matin. Après deux contrôles et deux heures d’affilées de philosophie, Ainsley n’attendait que ça. Le temps était long en salle de cours. Accoudé sur la table, la visage dans sa paume, elle griffonnait en attendant d’entendre la mélodieuse sonnerie qui annoncerait enfin le moment où elle pourrait respirer, seule, et à l’écart des autres. Ainsley n’avait pas l’habitude de se retrouver en communauté comme cela durant ses cours. Depuis toujours, elle avait eu ses propres professeurs particuliers. Néanmoins, elle s’était vite habituée et elle comprenait désormais pourquoi si peu de personnes aimaient l’école : lorsque l’on est entouré de personnes pas forcément à notre goût, ça devient directement un vrai supplice.

    La jeune femme regardait très souvent sa montre et était désespérée par la lenteur des aiguilles qui, à son grand malheur, auraient déjà du arrivées à midi depuis un bon moment d’après elle. Et ce n’est pas son professeur qui dira le contraire, vu la remarque qu’il venait de lui faire. « Mlle Knight, vous avez rendez-vous ? » Instantanément, celle-ci releva la tête pour le regarder et secoua la tête d’un geste désinvolte. « Pas que je sache, mais votre cours est tellement peu attractif que j‘aimerais bien, au moins j‘attendrais pour quelque chose ! ». L’homme la regarda sévèrement et reprit son cours, toujours aussi ennuyant.

    Quelques minutes plus tard, la sonnerie retentit enfin. Ainsley se dépécha de ranger ses affaires et quitta la salle en disant à peine au revoir et disparu dans le couloir, entre les élèves qui passaient d’un cours à l’autre ou allaient à la cafétéria. Pour sa part, elle allait aller à la cafétéria. N’ayant rien avaler depuis ce matin, elle commençait à avoir faim et de ce fait, était encore plus de mauvaise humeur que d’habitude. Elle n’avait qu’une envie : faire la queue pour avoir son repas et s’éclipser à l’extérieur et se retrouver seule avec un livre ou son lecteur de musique.

    Pour une fois, sage et disciplinée, Ainsley faisait la queue et attendait patiemment son tour. Quand ce fut à elle, elle se contenta de prendre une salade césar qui était préparé, une pomme et un verre d’eau. Finalement, elle n’avait peut être pas si faim que ça. Elle devait surement juste se chercher une excuse alors que son mauvais caractère allait sûrement encore faire des ravages. Mais alors qu’elle se dirigeait vers la sortie pour se trouver une table vide dehors, elle bouscula quelqu’un ce qui renversa le verre d’eau sur son plateau et également sur son tee shirt. « Non mais c‘est quoi ton problème, tu peux pas faire attention oui ?! »

    Elle prit une serviette et essuya son tee shirt autant qu’elle pouvait, en pestant à mi voix. Ce ne fut qu’après cinq minutes qu’elle leva le visage vers la personne avec qu’elle venait de percuter. Evidemment, elle ne le connaissait pas, comme tous les autres d’ailleurs. C’était un jeune homme brun et grand, avec un visage qui n’exprimait pas clairement ses sentiments. Ainsley le fixa un moment et souffla en réessuyant son tee shirt.
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MessageSujet: Re: It's so easy to destroy and condemn the ones you do not understand in your life why didn't you ever try ? — Ainsley & Solal Lun 3 Mai - 16:18

« Rends-moi ça, lâchai-je sans la moindre inflexion dans le ton. » Pensez-vous...
Si Freja s'était exécutée, si elle avait consenti à la reddition, j'en aurais été le premier surpris - et outré. Mais, tout à l'inverse (bien entendu), elle se contenta de me dévisager dans l'esquisse d'un sourire provocateur qui me mettait au défi de l'y contraindre. Essaie, pour voir, disaient ses sombres iris. La garce, elle aimait ça. Et si ça n'était pas pour me déplaire, je n'avais que davantage d'intérêts encore à trouver l'impérieux moyen de la faire plier. Et puis, c'était un jeu qui nous allait si bien, à elle et à moi, ensemble. Puisque le monde entier s'était résolu, de toutes ses forces, à nous nier, nous n'avions pas meilleur parti que celui de nous complaire l'un l'autre et, par là, de nous suffire (quand chacun ne se suffisait pas déjà à lui-même).
Pourtant, ça n'était qu'une pomme, une vulgaire pomme, qu'elle était venue chaparder alors que mon regard se perdait dans la foule opaque et indifférente de nos camarades, étudiants. Mais elle me provoquait. Même la façon dont elle en caressait la surface était une impudente mise à l'épreuve à laquelle je me devais répondre. Si j'avais d'abord choisi de me montrer imperturbable, j'avais fini par me laisser aller au jeu ; aujourd'hui était définitivement une journée que je voulais goûter sans ombre ni spleen d'aucune sorte.

Elle était venue s'asseoir sur mes genoux, face à moi. En dépits du fait que nous nous trouvions au beau milieu de la cafétéria, elle n'y avait mis aucune pudeur ni égard. Pour beaucoup, nous étions un couple, un duo, indissociable, et si dérangeant que l'indifférence était le meilleur traitement. Quoi que nous ne l'étions pas (à quoi bon ?), la complicité était sans doute égale. Ou non... supérieure, elle était bien supérieure, parfois même à en relayer ma soeur jumelle, Demetria, à un double terne et inexacte. Aussi Freja avait-elle logé la main contenant la pomme dans le creux de ses reins, un léger sourire - rempli de perplexité, de malice et d'un petit quelque chose proche du sadisme - flottant sur ses lèvres.
« Force-moi, dit-elle quand je lui eus répété mon invective. » Freja, Freja, Freja. Pourquoi fallait-il que tu sois, tout à la fois, si prévisible et si délicieusement inattendue ? Je vins donc lui confesser un sourire équivoque, de ceux qui ne disaient rien de ce que je pensais profondément mais qui exprimaient très volontiers mes intentions. Quand elle voyait cette attitude se dessiner sur mes lèvres, elle savait sa victoire approcher ; et cette victoire ne consistant pas tant à me mettre en échec qu’à me voir user de la force.

Le temps que je saisisse sa main libre dans la mienne, elle avait déjà tenté de m’échapper. Par des mécanismes de contraintes purement physiques, je la maintins contre moi de sorte qu’elle eut à se débattre pour s’arracher à mon étreinte. Très vite, je finis de lâcher prise de sorte qu’elle s’enfuit sans demander son reste. A peine sur mes deux pieds, j’entamais de rejoindre la porte qu’elle avait empruntée ; si celle-ci me donnait accès à l’extérieur, je n’eus pas le temps de tâcher de la franchir qu’une silhouette me heurta - ou bien ce fût moi qui la heurta ; toujours fût-il que les dégâts furent ainsi faits, et qu’il me fallut les constater d’un sourire gentiment narquois.
La demoiselle transpira soudainement d’exaspération. Ainsley. Ainsley quelque chose. C’était ainsi qu’elle s’appelait. Du moins, je crois. Je n’aurais pu le jurer, et pourtant. Son regard se durcit aisément alors qu’elle commença à pester en m’invectivant de faire plus attention. La bonne blague, lui fis-je très vite comprendre. « Ben tiens, me mis-je à ricaner. C'est à moi de faire attention ? Elle est bonne, celle-là... » Un coup d’œil rapide m’avait laissé croire que je perdais mon temps, mais ça n’aurait pas été la première fois après tout.

Un soupir échappa volontiers à ses lèvres et força mon sourire - quitte à la mettre sur la défensive, j’aimais autant y avoir pris un minimum de plaisir. Aussi ne fus-je guère sympathique avec elle. Il n’aurait plus manquer que cela à tant de mauvaise foi. « Faudrait voir à te détendre, lançai-je en m’adossant naturellement au chambranle de la porte. Ce sont les anglais de débarqués qui te font tant d'effets ? » En arquant un sourcil, j’attendis sa réponse ; est-ce qu’elle comprendrait seulement ? Personne ne pouvait savoir… et elle ne m’inspira pas exactement l’éclair de génie que l’on décèle chez les individus capables de comprendre les plus simples allusions. Ainsley.
…et me restait l’idée que son nom m’évoquait quelque chose, sans savoir quoi.

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